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Actes de corruption liés à la gestion des fonds PétroCaribe et troubles politiques: La Fondasyon Je Klere (FJKL) rappelle au chef de l’Etat qu’il n’est pas au-dessus de la loi et de la justice

 10 juin 2019- La Fondasyon Je Klere (FJKL) observe qu’une "situation de tension" règne dans le pays depuis la publication du deuxième rapport de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CS/CCA), laquelle situation a culminé à l’organisation de gigantesques manifestations dans plusieurs départements du pays au cours de la journée du 9 juin 2019 et une grève générale largement suivie le lundi 10 juin 2019.

 Les manifestants exigent du président de la République de démissionner et de se mettre à la disposition de la justice en raison de son implication avérée dans le scandale PétroCaribe à travers son entreprise Agritrans agissant, en violation de la loi, en dehors de son objet social. Ce qui met engage la responsabilité civile et pénale de ses dirigeants dont le président de la République.

 Les revendications de la population sont justifiées vu que pour certaines des infractions reprochées au président de la République le fardeau de la preuve est renversé. Seul le Président peut donc justifier, devant ses juges et nulle part ailleurs, la fausseté des faits mis à sa charge. Le président Jovenel Moise n’est pas au-dessus de la loi et de la justice. Il ne peut donc faire obstruction à la justice.

 La FJKL note que ces événements arrivent à un moment où le chômage a atteint son paroxysme, le coût de la vie insupportable, les fonctionnaires de l’Etat ne peuvent toucher régulièrement leurs salaires, l’insécurité prend des proportions inquiétantes, la vie et les biens des citoyens ne sont plus protégés, le parlement est dysfonctionnel, le gouvernement ne repose sur aucune base constitutionnelle ou légale. Bref, Haïti est dans un état d’exception non déclaré.

La FJKL condamne l’usage abusif de la force par les agents responsables de l’application de la loi, les brutalités policières exercées sur la population les unes les plus révoltantes que les autres comme celle publiée dans un vidéo amateur montrant des policiers frappant à coups de pierres un homme inoffensif étendu au sol. Il en est de même de celles coûtant la vie à un manifestant près de la Direction Départementale de la Police de l’Ouest le dimanche 9 juin 2019 et de celle survenue le lundi 10 juin 2019 où le responsable de l’Unité de Sécurité Générale du Palais National (USGPN), Dimitri Herard, est poursuivi par la clameur publique pour avoir abattu de sang froid dans la zone de l’Aéroport, et de manière gratuite, un chauffeur de motocyclette qui cherchait son gagne-pain.

 

La FJKL croit que la situation actuelle exige une transformation profonde des structures sociales et politiques doit être accomplie pour une plus grande justice sociale et pour l’amélioration des conditions de vie de la population. Le changement n’est pas une option ! Le sentiment d’indignation et de réprobation de la population face à cette situation tout comme son refus actif d’obéir aux autorités établies dans des conditions frauduleuses sont justifiés.

 

La FJKL condamne la violence d’où qu’elle vienne. Ne sont pas acceptables les actes perpétrés contre la liberté d’expression par les manifestants comme les attaques contre la Radio-Tele Ginen, un journaliste de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH), un journaliste du journal le Nouvelliste, l’incendie des véhicules, la destruction des biens publics ou privés. De même l’assassinat affreux du journaliste de Radio Sans Fin (RSF) Rospide Pétion tué par des bandits armés dans la zone du théâtre national au moment où il rentrait chez lui le lundi 10 juin 2019 est intolérable dans une société démocratique où les valeurs de tolérance, de pluralisme politique et idéologique sont garanties et protégées.

 

La FJKL fait remarquer au chef de l’Etat que cette situation ne peut plus durer et qu’il lui appartient de tirer les conséquences de son inconséquence.

 

La FJKL souligne à l’attention des forces politiques de l’opposition que ce n’est pas le moment de se faire remarquer par des signes distinctifs partisans dans les manifestions revendicatives de la population. Le moment n’est pas propice à toute forme de campagne électorale. Il y va du respect pour les masses souffrantes!

 

La Fondasyon Je Klere (FJKL) demande aux forces vives de la nation, aux partis politiques, aux organisations de la société civile, aux organisations religieuses, aux Petrochallengers, aux leaders universitaires, aux étudiants, aux organisations de femmes, aux organisation populaires et paysannes, bref aux forces progressistes de la nation de se concerter aux fins de trouver le consensus minimal et une alternative crédible susceptibles de donner une chance à un changement pacifique et de garantir une transition réussie vers l’émergence d’un Etat de droit capable d’assurer la sécurité de tous, plus de justice sociale et une meilleure répartition des richesses nationales.

 

 

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